Louise Michel...La Commune...
Louise Michel est née le 29 mai 1830 en
Haute-Marne au château de Vroncourt, fille du châtelain Etienne-Charles Demahis(plus vraisemblablement de son fils Laurent Demahis et de sa servante, Marianne Michel).Elle reçoit une bonne
instruction et une éducation libérale.Elle lit Voltaire et Rousseau.Elle obtient son brevet de capacité le 25 mars 1852 à Versailles.
Elle crée une école libre à Audeloncourt en 1852, où elle enseigne un an avant de se rendre à Paris.
Fin 1854, elle ouvre une école à Clefmont et n'y enseigne qu'une année.
En 1856, ell s'installe à Paris où elle enseigne dans la pension de madame Voillier avec laquelle elle entretient des rapports quasi filiaux.
En 1865, elle ouvre une école (un externat) au 24 rue Houdon puis un autre cours rue Oudot en 1868.
Elle se montre favorable à des idées très nouvelles comme des écoles professionnelles et des orphelinats laïcs.
Elle publie plusieurs textes et poèmes qu'elle signe sous le pseudonyme d'Enjolras.Elle entretient une correspondance de 1850 à 1879 avec Victor Hugo, une des personnages les plus célèbres de l'époque.
Elle s'introduit dans les milieux révolutionnaires et rencontre Jules Vallès, Eugène Varlin, Raoul Rigault et Emile Eudes, collabore à des journaux d'oppositiontel que "le Cri du peuple".En 1862, elle devient sociétaire de l'Union des poètes.A cette époque, Louise est Blanquiste, c'est-à-dire adepte du mouvement révolutionnaire et républicain socialiste fondé par Auguste Blanqui.
En 1870, en pleine guerre franco prussienne, elle manifeste contre l'arrestation des blanquistes Eude et Brideau.Elle rencontre Théophile Ferré, dont elle tombe passionnément amoureuse.Elle crée une cantine dans Paris affamé, pour ses élèves.
Elle rencontre Georges Clémenceau, maire de Montmartre.On assiste alors à d'étonnantes manifestations;femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec la foulepacifique.Louise fait alors partie de l'aile revolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes, et pense qu'il faut poursuivre l'offensive sur Versailles pour dissoudre le gouvernement d'adolphe Thiers....

Louise meurt en Janvier 1905 à Marseille d'une pneumonie lors d'une tournée de conférences.Le matin du 21 janvier, ses funérailles drainent à Paris une foule de plusieurs milliers de personnes.De nombreux orateurs prirent la parole et parmi eux, le Vénérable de la Loge de la Fraternité Universelle.Insignes et emblèmes maçonniques fleurissent sur sa tombe.
L'anarchiste Sébastien Faure, fit observer qu'elle n'avait jamais appartenue à aucune association, pas même anarchiste.Un témoin oculaire, Lorulot, affirme cependant qu'elle avait donné son adhésion à l'Ordre Maçonnique mixte internatinal "le Droit Humain" fondé en 1893.Elle y fut invitée par Madeleine Pelletier, un an avant sa mort et prononça un discours de reception...