Energie disloquante,
René Char a toujours aimé vivre en marge de la société.Enfant, il se lié d'amitiés avec les "matinaux" sortes  de vagabonds vivant au rythme des jours et des saisons.Le 20 février 1928 paraissent ses premiers poèmes aux éditions Le rouge et Le noir ( il aimait d'ailleurs beaucoup ce roman de Stendhal)sous le titre "les cloches sur le coeur", poèmes écrits entre 15 et 20 ans.
Du front d'Alsace, qui introduira dans sa poésie la pénombres des forêts, la neige volupteuse, Char passe vite à la Résistance, à Céreste, ou il est de 1942 à 1944 le capitaine Alexandre, chef de secteur dans l'armée secrète.La vie âpre, souterraine, des maquis des Basses-alpes sera consigné dans les feuillets d'Hypnos (1946): affrontement de la mort et de la trahison, régression vers la vie des cavernes, plongée dans une nuit qu'éclaire seule la bougie de Georges de la Tour, "amitié fantastique".
Après la libération, seuls demeurent (1945), somme des temps de guerre, est suivi du Poème pulvérisé (1947), de fureur et mtstère (1948) et des matinaux (1950) qui ont "mission d'éveiller", de redonner chance, au sortir de la réclusion, aux mille ruisseaux de la vie diurne.
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